Noël approche...



Mes paquets sont prêts! Cette année pour les emballer j'ai joué la carte du recyclage: le papier kraft servait à protéger le contenant d'un colis, les rubans multicolores sont des chutes de patchwork ou des morceaux de dentelle ancienne, les coeurs ont été découpés dans du canson peint en rouge et portent le nom du destinataire du cadeau.
Joyeux Noël!

Mère Noël



Suivant l'exemple de ma cousine préférée qui commence les cadeaux de Noël en s'achetant quelque chose, je me suis offert ce sublime sac en cuir rouge. Il est beau, il est doux, il est fonctionnel (trois poches indépendantes fermées chacune par un zip), il est ... rouge. Eh oui j'ai succombé à la Red Touch préconisé dans tous les magazines de mode cette saison, je sais, je n'ai aucune personnalité. Mais comme j'hésitais à l'acheter en songeant à mon banquier, une collègue bien intentionnée m'a murmuré à l'oreille:"on n'a qu'une vie!". J'ai donc succombé. Où je n'ai donc aucune personnalité et en plus aucune force de caractère...

Comment j'ai bousillé une robe Lanvin...


Cette semaine préparation de la vitrine Lanvin pour H&M, gros boulot de repassage, de tapisserie et de pose de moquette (une première pour moi!), et gros stress en perspective: la vitrine doit être prête à 9h vendredi. Seul hic: nous n'avons toujours pas reçu le matériel pour la vitrine, à savoir le papier peint, le tapis, le sticker, le décor, les accessoires, bref... tout! En attendant je repasse consciencieusement les vêtements, tellement soigneusement d'ailleurs qu'au bout de deux heures d'acharnement sur la robe que vous voyez en photo, sauf que la mienne est rose fluo, ma formatrice m'a dit que les petites craquelures dans le tissu étaient voulues et qu'il était donc inutile de continuer. La robe est foutue, on va essayer de camoufler ça sous un collier.
Avant ça j'avais fait mon plan pour positionner mes mannequins, hélas les mannequins blancs commandés par M.ELBAZ ne rentrent pas dans notre petite vitrine: nous utiliserons nos vieux mannequins noirs sans tête. Pas de tête veut donc dire pas de perruques, pas de lunettes de soleil, pas de boucles d'oreilles, pas de tiare comme indiqué sur le book.
Ce midi je me lamentais de n'avoir toujours pas reçu les chaussures percées pour les mannequins (maintenus par une tige au sol) et on m'apprend qu'il n'y en aura pas, les mannequins blanc initialement prévus n'ayant pas le même système de fixation ils porteront les chaussures telles quelles. Oui mais... le grand créateur ne veut pas de chaussures H&M aux pieds des mannequins... qu'à cela ne tienne me voilà partie acheter du ruban pour customiser de vieilles paires à la façon de Lanvin.
Ce soir toutes mes tenues sont prêtes, j'ai une robe brulée, des chaussures kitsch à souhait, trois mannequins sans têtes noirs au lieu de blanc, demain je commence ma vitrine... sans papier peint ni moquette ni décor. Il ne me reste plus qu'à à allumer un cierge!

Les cadres






CADRE n.m. I1.Bordure entourant une glace, un tableau. 2.Châssis fixe. 3.Petit conteneur II.fig.Ce qui entoure une espace, une scène, une action. 2. Etre dans le cadre de..., sortir du cadre de..., des limites prévues.
CADRER v.intr. 1. Aller bien (avec qqch). 2.v.tr. Disposer, mettre en place.
On m'a appris que la première chose à faire quand on travaille sur un sujet c'est de vérifier sa définition dans le dictionnaire, histoire d'être sûr qu'on parle bien de la même chose, histoire de cerner le sujet.
Là il faut que je parle de cadre. Le cadre à instaurer dans une relation entre deux personnes. Le but est de ne pas se laisser déborder (si j'ai bien compris) et de fixer les bases des liens à venir. Apparemment jusqu'ici je vivais sans cadre: quand je rencontrais quelqu'un je ne fixais aucune règle. Quelquefois ça marche: quand on tombe sur quelqu'un qui partage à peu près les mêmes valeurs. Cependant la plupart du temps arrive un moment où la relation instaurée dérape, en ce qui me concerne en tous cas et je me retrouve coincée dans une situation qui n'aurait jamais dû exister, acculée à faire des choix définitifs en un temps limité, ce qui est extrêmement désagréable et stressant. Cela s'est produit avec des amis, avec des amoureux, dans le cadre du travail, tout ça parce qu'au départ par peur de déplaire j'acquiesçais à tout et préférais m'obliger à faire des choses dont je n'avais pas réellement envie plutôt que de dire NON.
Il va donc me falloir apprendre à instaurer un cadre la prochaine fois que je rencontre quelqu'un dans quelque contexte que ce soit, ou à "recadrer" certains comportements parmi les gens que je côtoie et je ne sais absolument pas comment on s'y prend! Des idées?

Les bijoux




Obligée de rester à la maison pour reposer mon dos en mille morceaux je passe des heures sur Internet, de blog en blog et sur http://wunderbach.ch/ j'ai trouvé de jolies idées pour ranger tous nos petits bijoux et accessoires.

Mon nouveau poste




Mardi j'avais rendez-vous avec mon assureur et quand il m'a demandé quel métier j'exerçais, j'ai répondu:"JE SUIS VISUEL MERCHANDISER CHEZ H ET M". Là il m'a regardé avec des yeux grands comme des soucoupes, à la fois impressionné par le nom de l'enseigne et curieux de savoir quel métier se cache sous cette pompeuse appellation. Maintenant quand je dis pour qui je travaille et ce que j'y fais la réaction des gens est souvent la même que celle de l'assureur, et moi je ne suis pas peu fière de dire encore et encore: "JE SUIS VISUEL MERCHANDISER CHEZ H ET M".
Je sais je m'la pète. Vous m'auriez vue samedi derrière la caisse à enlever les antivols et plier les vêtements dans les sacs, j'me la pétais encore plus! Quand j'étais cliente et que j'attendais mon tour pour payer j'adorais regarder ces vendeurs tous plus lookés les uns que les autres, avec des coupes de cheveux extravagantes, des tatouages partout et un style inimitable. Samedi derrière ma caisse je faisais partie de ceux-là et je regardais les clients en pensant que peut-être ils se disaient la même chose que moi il y a seulement 2 mois. Mais le jour où j'me la suis vraiment vraiment pété grave c'est lundi: quand je me suis retrouvée dans la vitrine avec mes chaussons sur mes chaussures (pour ne pas salir le sol fraîchement repeint), en train de mettre en place un mannequin et que les gens passaient devant en regardant la scène d'un air intrigué, j'ai su que j'étais à ma place et que c'est exactement CA que je devais faire.

Fauve




On dirait qu'une nouvelle obsession est née ces jours derniers... c'est peut-être à force d'en voir plein les vitrines et les magazines? J'avais déjà chiné il y a quelques années ce sac "de dame" parfaitement dans l'air du temps et puis j'ai trouvé cette ceinture pour 2 euros sur un terrain de foot (?!) et enfin à Lisbonne j'ai craqué à 12h d'intervalle pour cette paire de bottes dans le temple de la chaussure (les paires sont rangées par couleur, de la ballerine à la botte en passant par l'escarpin, trop beau!) et ces sandales à la semelle de bois chez un de mes fournisseurs officiels (et désormais direct concurrent de mon employeur!). Le seul hic c'est que je ne peux pas mettre tout en même temps...

Jolies trouvailles




Hier se tenait la plus grosse brocante de l'année à Leyment et comme chaque année depuis maintenant trois ans j'y suis allée pleine d'envies et d'enthousiasme. Comme chaque année, j'ai commencé la journée en pull, les yeux bouffis de sommeil, le coeur battant d'impatience et sûre de trouver les bottes de mes rêves, le meuble qui n'existe que dans les magazines pour ma chambre, et comme chaque année je suis repartie avec des coups de soleil, courbaturée d'avoir parcouru les 18 kilomètres, la tête pleine de tout ce fouillis étalé sous mes yeux et saoulée par le bruit et le monde, avec quand même quelques jolies petites choses qui ne m'ont pas ruinée. Voici ma cueillette pour ces vendanges 2010: un bracelet en nacre à 3 euros, des boucles d'oreilles anciennes mais neuves (il y a encore l'étiquette de la boutique avec un numéro inscrit à la plume), 1 euro, et une boîte en miroirs années 30 je pense, 2 euros! C'est tout pour cette fois...

De l'amour


Vues et lues cet été, trois oeuvres parlant d'amour à leur façon et qui donnent envie de tomber amoureux!
Lady Chatterley, le film de Pascale Ferron avec Marina Hands. En Angleterre au début du 20ème siècle, une jeune aristocrate mariée à un invalide de guerre commence de longues promenades dans son domaine sur les conseils de son médecin. Elle rencontre le garde-chasse du domaine, un homme taciturne à la limite du rustre qui va s'ouvrir peu à peu à elle, en même temps que la campagne renaît au printemps. Au fur et à mesure que les arbres reverdissent, que les fleurs éclosent, lady Chatterley s'épanouit sous les caresses de son amant et révèle une nature libre et étonnamment moderne pour l'époque. Le spectacle de cette explosion de verdure mis en perspective avec le feu d'artifice des sens rend le message universel et la sensibilité de ces deux êtres qui se trouvent malgré le rang social et malgré les conventions m'a beaucoup touchée.
Je l'aimais, roman d'Anna Gavalda mis en scène par Zabou Breitmann avec Daniel Auteuil et Marie-Josée Croze. Une femme et ses deux filles vont être recueillie par le père de l'homme qui vient de les quitter. Ce beau-père qui ne sait pas quoi faire pour réconforter la jeune femme va se mettre à lui confier l'histoire d'amour qu'il a vécue quelques années auparavant. Il raconte à celle qui a été abandonnée comment lui n'a pas réussi à partir malgré le sentiment d'avoir trouvé la femme de sa vie. L'homme qu'on croyait rangé, un peu terne et sans aspérités s'anime dans le récit de sa passion, devient un amoureux fougueux et émouvant, qui souffre encore plus de 15 après de n'avoir pas su choisir.
Enfin Le mec de la tombe d'à côté, roman de Katarina Mazetti, raconte la rencontre improbable au cimetière d'une intellectuelle qui a perdu son mari et d'un paysan qui vient fleurir la tombe de ses parents. Sous l'effet d'un sourire tous leurs a priori vont tomber et leurs deux mondes se confronter, les livres face aux vaches, le design épuré face au kitsch fleuri, la vie en ville face à la vie à la ferme. C'est un livre rafraichissant qui se lit d'une traite, on s'attache très vite à ces deux héros que tout sépare mais qui réussissent à se trouver pour un temps au moins.

L'engrenage


C'est fou comme les choses s'entrainent quelques fois... on a d'habitude plutôt tendance à le remarquer quand tout va mal, quand on a le sentiment que les mauvaises nouvelles s'enchaînent et que rien ne freinera la course qui mène jusqu'au fond du trou. Là c'est le phénomène inverse qui s'opère et c'est suffisamment rare pour être souligné, et apprécié. Je ne sais pas exactement de quoi ça vient, si un élément a été le déclencheur de tout le reste, si c'est moi-même qui suis le moteur de tout ce qui arrive aujourd'hui. Quoiqu'il en soit je me sens sur une pente ascendante. En fait c'est comme si de prendre conscience de certaines choses levait un voile sur tout le reste et permet de voir mieux, plus clair. C'est comme si le mur devant lequel on piétinait depuis des années révélait soudain une porte qui en fait était juste là, devant soi! C'est en même temps un peu perturbant parce que rien n'a vraiment changé en apparence et pourtant tout est différent sous un autre éclairage.
La seule peur que j'ai du coup c'est que ce changement cesse, comme par magie et que tout redevienne immobile.

Les incroyables aventures des soeurs H


Il est arrivé quelque chose ce week-end qui aurait pu mal tourner. On dit toujours que c'est quand les gens partent qu'on réalise à quel point on les aimait. Je n'ai pas besoin de cela pour savoir combien je tiens à elle. Cette mauvaise blague, cette fausse alerte n'avait aucune raison d'être. Il n'a pas un jour qui passe sans que je pense combien je lui suis attachée, combien elle m'est précieuse et combien la vie serait lourde sans pouvoir lui parler presque quotidiennement. Parfois la vie nous joue de drôles de tours, peut-être pour ramener les choses à leur place mais là c'est moi qui essaie de trouver une explication à tout ça.

Marylin et Serge



Parallèle entre deux oeuvres biographiques vues et lues récemment: Gainsbourg vie héroïque de J.Sfarr et Blonde de Joyce Carol Oates. Ce film et ce livre ne retracent pas de manière parfaite la vie de ces deux personnalités, ils sont tous les deux bien documentés et s'appuient sur des faits réels et ils proposent une vision très personnelle de la vie de Gainsbourg et Monroe. C'est il me semble justement là que résident la force et l'intérêt des deux ouvrages. En brodant autour des faits que tout le monde connait, en exagérant certains traits de caractère des héros, en insistant sur certains moments de leur existence tout en passant d'autres sous silence, Sfarr et Oates semblent se rapprocher plus certainement de la vérité des deux artistes. Parce qu'ils nous donnent leur sentiment, parce qu'ils interprètent, parce qu'ils imaginent, ils confèrent une densité et une sensibilité à leur personnage, plus sûrement que s'ils s'étaient attachés à simplement décrire froidement les évènements. Evidemment cela peut déstabiliser au premier abord: la créature aux grandes oreilles qui accompagne Gainsbourg tout au long de sa vie et les illustrations de bande dessinée qui rythment son enfance n'auraient pas cours dans une biographie traditionnelle. Pourtant elles illustrent à merveille la sensibilité du petit Serge, ses dons et par la suite sa dualité. C'est comme quand Oates prend la voix de Marylin pour exprimer ses angoisses et ses obsessions, ou quand elle écrit de courts poèmes qu'aurait pu rédiger l'actrice. Toutes ces "inventions" enrichissent l'oeuvre de détails et d'accumulations baroques qui nous permettent de tracer un contour tout en nuances de la personnalité complexe de Marylin.

Aaron






La liste des choses à faire la semaine dernière a été largement dépassée! Voici des images du cadeau de naissance pour le petit Aaron. J'avais envie d'offrir quelque chose de personnalisé au fils d'une amie un peu perdue de vue, c'est donc tout naturellement que j'ai sorti ma boîte à fils et mes boutons multicolores pour broder ce joli prénom sur un tee-shirt à l'origine tout simple.

Petit résumé








Déjà lundi! Encore un week-end passé à la vitesse de la lumière et surtout bien rempli. Depuis que j'ai pris conscience de mon énergie je n'arrête pas et n'ai plus l'impression de perdre mon temps, c'est une grande satisfaction et un grand soulagement. Je réalise à présent que ces longs moments contemplatifs et stériles que je pensais dictés par la fatigue de la semaine étaient en fait plus certainement dus à un éparpillement et à une mauvaise gestion de mes ressources.
Du coup j'ai l'impression de faire bien plus de choses! Après une semaine de travail bien chargée par la préparation de nouveaux travaux au magasin et de nouveaux horaires, ces deux jours m'ont permis de:
- passer du temps avec ma soeurette et son chéri
- fêter ma maman
- inventer un nouveau jeu avec Sam
- faire un passage éclair au Marché de la mode vintage
- essayer des dizaines de paire de bottes (mais pourquoi je chausse du 40?!)
- refaire une nouvelle fois le monde avec les croix-roussiens
- dévorer le hors-série des Inrocks sur NTM
- nager mon kilomètre hebdomadaire indispensable à la piscine
- ranger mes chaussures d'été
- finir "La fille sans qualités" de Juli ZEH
- étudier une proposition de travail inattendue et réaliser que mes compétences peuvent intéresser quelqu'un
- constater que deux personnes que j'adore m'apprécient ("api Sam!" ;))
- écrire sur ce blog après avoir revu avec plaisir Adèle H. sur Arte
Voilà pour ces deux jours... Une nouvelle semaine commence et déjà plein de choses à faire dont une idée de bricolage pour faire un cadeau de naissance et un ciné avec Caro pour voir le nouveau Sex and the city!

L'atelier du dimanche






Quand hier pendant la dégustation de notre salade sur une terrasse au soleil Caro m'a demandé quels étaient mes projets de bricolage ou mes envies de couture, j'ai répondu que je n'en savais rien, que la plupart du temps ça me venait comme ça. Voilà, une fois rentrée à la maison, ça m'a pris comme ça justement! Depuis la super brocante au bord de l'eau, la robe jaune payée 1 euro traînait sur une chaise de la salon, je n'arrivais pas à la ranger dans le placard avec les autres, il lui manquait quelque chose...
Après avoir commencé à découdre la broderie un peu kitsch sur la poitrine, j'ai enlevé les boutons en plastique. C'est là que j'ai sorti toutes mes boites à trésors et me suis mise à trier les boutons par couleur sans savoir vraiment pourquoi mais j'adore ça! J'ai trouvé au fond d'une boite dissimulé sous des rubans et des perles quatre ravissants petits boutons en verre dans les tons de rose, comme du verre de Murano. Ensuite j'ai rajouté aux deux lignes de couleurs sur le plastron un fil parme, peut-être que je vais encore rebroder d'autres couleurs je ne sais pas encore...ça pourrait faire un effet un peu mexicain? Enfin j'ai cousu (non sans mal, il faudrait vraiment que je me décide à prendre des cours de couture) un volant dans du tissu rose à pois sur le bas de la robe.
Quand je vois cette robe maintenant je pense à celle d'une petite fille ou à Frida Khalo...Je ne sais pas si je vais oser la porter!

Le point 0




Dans la difficile quête de "l'équilibre", j'ai rencontré quelqu'un aujourd'hui qui a travaillé sur mes "énergies". J'ai malheureusement retenu peu de choses parmi toutes les informations qu'elle m'a apportées, si ce n'est que chacun de nos côtés représente une énergie et la véhicule d'un point à un autre. Il est question de Yin et de Yang, de Quoi et de Comment, et tout cela relève d'un juste mais fragile équilibre, qui lui-même dépend de notre contexte familial, de notre éducation, des évènements vécus, du caractère, en gros de l'inné et de l'acquis. Si l'énergie circule mal, pour une raison ou une autre, elle ne peut nous approvisionner pour avancer dans nos élans et nos projets.
Je pressentais cela sans savoir vraiment pourquoi, alors qu'il parait pourtant évident que le corps est indissociable de l'esprit, que l'intelligence "de la tête" ne va pas sans l'intelligence du corps. Ce n'est pas parce qu'on a appréhendé et intégré telle ou telle problématique que le corps n'est pas resté bloqué quand à lui.
En ce qui me concerne, je suis désormais dans la recherche d'une réunification entre mes deux moitiés, dans le regroupement d'une énergie laissée à l'extérieur tournée vers mes racines qui me pesait comme un boulet dans tout ce que je veux entreprendre. Il s'agit aussi d'apprendre à connaitre quelqu'un, avec son corps et les sensations qu'il éprouve, à écouter non plus ce qu'il convient de faire ou à quoi il faut se conformer, mais ses propres envies: les miennes!

Une hirondelle fait le printemps


Du lilas que j'adore pour rappeler le printemps, bien qu'aujourd'hui au milieu des gouttes est apparu comme un timide rayon de soleil un message de quelqu'un qui m'est cher et que je croyais perdu.

Mademoiselle Chambon


En fait je ne vais pas vous parler de film vu ce soir après une journée vaine et vide, au terme de laquelle on se dit qu'on a perdu son temps. En fait, grâce à ce film ma journée a été rattrapée, et tout n'aura pas été si nul. Ce n'est pas que ce film sorti fin 2009 que j'avais raté au cinéma soit l'oeuvre du siècle, même s'il est délicat et construit sur plein de non-dits tout en finesse. Si j'évoque ce film ce soir c'est un prétexte pour parler non de "Mademoiselle Chambon" mais plutôt de Monsieur Lindon. Comme d'habitude quand je commence à avoir conscience de quelque chose, un fil se déroule comme d'une pelote et tout semble me mettre face à mon nouveau centre d'intérêt. J'ai toujours bien aimé Vincent Lindon, aperçu ça et là au détour d'un film ("Ceux qui restent" notamment) ou d'une couverture de Paris Match quand il sortait avec certaine princesse du Rocher. Le déclic a eu lieu je crois l'hiver dernier avec "Welcome", film engagé sur un jeune sans-papier qui veut traverser la Manche à la nage pour rejoindre l'Angleterre. C'est à ce moment que Monsieur Lindon a commencé à m'intéresser, non seulement en tant qu'acteur mais en tant qu'Homme. Puis il y a peu j'ai vu un reportage qui lui était consacré, où il racontait son métier, ses racines, ses convictions et ses valeurs, qu'il abordait ses personnages par le biais de leur profession (qui confère une gestuelle, une manière de parler), qu'il aurait trouvé bien plus gratifiant d'être médecin qu'acteur, qu'il n'arrivait pas à regarder devant sans d'abord se retourner avec nostalgie sur le passé, son sens de l'amitié, bref tous ces détails mis bout à bout, ajoutés à tous ses tics, sa démarche un peu pataude avec son corps râblé, font que Mademoiselle Chambon a finalement éclairé cette journée, et qu'il ne me déplairait pas de rencontrer un genre de Monsieur Lindon ailleurs qu'au cinéma...

Grand ménage de printemps!




Quoi de mieux à faire un dimanche pluvieux que de ranger ses placards?! En prévision du troc dimanche prochain et parce que certains vêtements sont désormais trop chauds pour la saison je me suis enfin attelée au fameux "ménage de printemps", vous savez, celui qui donne envie de tout changer dès que les premiers rayons de soleil apparaissent. Celui qui fait que soudain, alors même que votre armoire est pleine, vous fais vous écrier "J'ai rien à m'mettre!". Celui qui vous pousse à trier, plier, ranger, donner, aspirer, briquer, épousseter. Bref, un dimanche pas très glamour, mais quel sentiment de devoir accompli quand enfin tout est terminé!

Bonne pioche!




La première vraie super brocante de printemps a eu lieu aujourd'hui! Jusque là celles que j'avais faites m'avaient un peu déçues mais il y a des dimanche comme ça où par hasard on atterrit dans un endroit sympa au bord de l'eau, sous un soleil radieux et dès le premier stand on trouve une pépite, en l'occurrence un joli chemisier en soie fleurie (déjà dans la machine donc pas en photo ici). Puis on avance, il fait toujours beau, à tel point qu'on tombe le gilet et qu'on commence à s'inquiéter d'un possible coup de soleil et voilà un tee-shirt en dentelle comme on en voit partout dans les magasins ou sur les blogs en ce moment, pour 1,50 euros, adjugé! Au beau milieu de l'herbe, à genoux au milieu de linges anciens d'une dame que je revois chaque saison, une amoureuse de dentelles et de broderies comme moi, d'un oeil j'avise une robe à fleurs (encore!) et de l'autre j'aperçois une copine et sa petite famille en vadrouille. Avant de se retrouver sur les berges du Rhône pour mettre au point les détails de notre prochain troc, je fais l'acquisition d'une robe jaune que j'ai bien envie de retailler pour la porter cet été. C'est ce que j'appelle un bon dimanche!