Petit résumé








Déjà lundi! Encore un week-end passé à la vitesse de la lumière et surtout bien rempli. Depuis que j'ai pris conscience de mon énergie je n'arrête pas et n'ai plus l'impression de perdre mon temps, c'est une grande satisfaction et un grand soulagement. Je réalise à présent que ces longs moments contemplatifs et stériles que je pensais dictés par la fatigue de la semaine étaient en fait plus certainement dus à un éparpillement et à une mauvaise gestion de mes ressources.
Du coup j'ai l'impression de faire bien plus de choses! Après une semaine de travail bien chargée par la préparation de nouveaux travaux au magasin et de nouveaux horaires, ces deux jours m'ont permis de:
- passer du temps avec ma soeurette et son chéri
- fêter ma maman
- inventer un nouveau jeu avec Sam
- faire un passage éclair au Marché de la mode vintage
- essayer des dizaines de paire de bottes (mais pourquoi je chausse du 40?!)
- refaire une nouvelle fois le monde avec les croix-roussiens
- dévorer le hors-série des Inrocks sur NTM
- nager mon kilomètre hebdomadaire indispensable à la piscine
- ranger mes chaussures d'été
- finir "La fille sans qualités" de Juli ZEH
- étudier une proposition de travail inattendue et réaliser que mes compétences peuvent intéresser quelqu'un
- constater que deux personnes que j'adore m'apprécient ("api Sam!" ;))
- écrire sur ce blog après avoir revu avec plaisir Adèle H. sur Arte
Voilà pour ces deux jours... Une nouvelle semaine commence et déjà plein de choses à faire dont une idée de bricolage pour faire un cadeau de naissance et un ciné avec Caro pour voir le nouveau Sex and the city!

L'atelier du dimanche






Quand hier pendant la dégustation de notre salade sur une terrasse au soleil Caro m'a demandé quels étaient mes projets de bricolage ou mes envies de couture, j'ai répondu que je n'en savais rien, que la plupart du temps ça me venait comme ça. Voilà, une fois rentrée à la maison, ça m'a pris comme ça justement! Depuis la super brocante au bord de l'eau, la robe jaune payée 1 euro traînait sur une chaise de la salon, je n'arrivais pas à la ranger dans le placard avec les autres, il lui manquait quelque chose...
Après avoir commencé à découdre la broderie un peu kitsch sur la poitrine, j'ai enlevé les boutons en plastique. C'est là que j'ai sorti toutes mes boites à trésors et me suis mise à trier les boutons par couleur sans savoir vraiment pourquoi mais j'adore ça! J'ai trouvé au fond d'une boite dissimulé sous des rubans et des perles quatre ravissants petits boutons en verre dans les tons de rose, comme du verre de Murano. Ensuite j'ai rajouté aux deux lignes de couleurs sur le plastron un fil parme, peut-être que je vais encore rebroder d'autres couleurs je ne sais pas encore...ça pourrait faire un effet un peu mexicain? Enfin j'ai cousu (non sans mal, il faudrait vraiment que je me décide à prendre des cours de couture) un volant dans du tissu rose à pois sur le bas de la robe.
Quand je vois cette robe maintenant je pense à celle d'une petite fille ou à Frida Khalo...Je ne sais pas si je vais oser la porter!

Le point 0




Dans la difficile quête de "l'équilibre", j'ai rencontré quelqu'un aujourd'hui qui a travaillé sur mes "énergies". J'ai malheureusement retenu peu de choses parmi toutes les informations qu'elle m'a apportées, si ce n'est que chacun de nos côtés représente une énergie et la véhicule d'un point à un autre. Il est question de Yin et de Yang, de Quoi et de Comment, et tout cela relève d'un juste mais fragile équilibre, qui lui-même dépend de notre contexte familial, de notre éducation, des évènements vécus, du caractère, en gros de l'inné et de l'acquis. Si l'énergie circule mal, pour une raison ou une autre, elle ne peut nous approvisionner pour avancer dans nos élans et nos projets.
Je pressentais cela sans savoir vraiment pourquoi, alors qu'il parait pourtant évident que le corps est indissociable de l'esprit, que l'intelligence "de la tête" ne va pas sans l'intelligence du corps. Ce n'est pas parce qu'on a appréhendé et intégré telle ou telle problématique que le corps n'est pas resté bloqué quand à lui.
En ce qui me concerne, je suis désormais dans la recherche d'une réunification entre mes deux moitiés, dans le regroupement d'une énergie laissée à l'extérieur tournée vers mes racines qui me pesait comme un boulet dans tout ce que je veux entreprendre. Il s'agit aussi d'apprendre à connaitre quelqu'un, avec son corps et les sensations qu'il éprouve, à écouter non plus ce qu'il convient de faire ou à quoi il faut se conformer, mais ses propres envies: les miennes!

Une hirondelle fait le printemps


Du lilas que j'adore pour rappeler le printemps, bien qu'aujourd'hui au milieu des gouttes est apparu comme un timide rayon de soleil un message de quelqu'un qui m'est cher et que je croyais perdu.

Mademoiselle Chambon


En fait je ne vais pas vous parler de film vu ce soir après une journée vaine et vide, au terme de laquelle on se dit qu'on a perdu son temps. En fait, grâce à ce film ma journée a été rattrapée, et tout n'aura pas été si nul. Ce n'est pas que ce film sorti fin 2009 que j'avais raté au cinéma soit l'oeuvre du siècle, même s'il est délicat et construit sur plein de non-dits tout en finesse. Si j'évoque ce film ce soir c'est un prétexte pour parler non de "Mademoiselle Chambon" mais plutôt de Monsieur Lindon. Comme d'habitude quand je commence à avoir conscience de quelque chose, un fil se déroule comme d'une pelote et tout semble me mettre face à mon nouveau centre d'intérêt. J'ai toujours bien aimé Vincent Lindon, aperçu ça et là au détour d'un film ("Ceux qui restent" notamment) ou d'une couverture de Paris Match quand il sortait avec certaine princesse du Rocher. Le déclic a eu lieu je crois l'hiver dernier avec "Welcome", film engagé sur un jeune sans-papier qui veut traverser la Manche à la nage pour rejoindre l'Angleterre. C'est à ce moment que Monsieur Lindon a commencé à m'intéresser, non seulement en tant qu'acteur mais en tant qu'Homme. Puis il y a peu j'ai vu un reportage qui lui était consacré, où il racontait son métier, ses racines, ses convictions et ses valeurs, qu'il abordait ses personnages par le biais de leur profession (qui confère une gestuelle, une manière de parler), qu'il aurait trouvé bien plus gratifiant d'être médecin qu'acteur, qu'il n'arrivait pas à regarder devant sans d'abord se retourner avec nostalgie sur le passé, son sens de l'amitié, bref tous ces détails mis bout à bout, ajoutés à tous ses tics, sa démarche un peu pataude avec son corps râblé, font que Mademoiselle Chambon a finalement éclairé cette journée, et qu'il ne me déplairait pas de rencontrer un genre de Monsieur Lindon ailleurs qu'au cinéma...

Grand ménage de printemps!




Quoi de mieux à faire un dimanche pluvieux que de ranger ses placards?! En prévision du troc dimanche prochain et parce que certains vêtements sont désormais trop chauds pour la saison je me suis enfin attelée au fameux "ménage de printemps", vous savez, celui qui donne envie de tout changer dès que les premiers rayons de soleil apparaissent. Celui qui fait que soudain, alors même que votre armoire est pleine, vous fais vous écrier "J'ai rien à m'mettre!". Celui qui vous pousse à trier, plier, ranger, donner, aspirer, briquer, épousseter. Bref, un dimanche pas très glamour, mais quel sentiment de devoir accompli quand enfin tout est terminé!