Envie de denim




Grosse envie de jean sous toutes ses formes en ce moment... peut-être en rapport avec une courte semaine de vacances où la tenue décontractée est de rigueur, ou bien est-ce dû aux photos du défilé Balmain avec ses jeans tout délavés et troués mais pourtant si chics, ou simplement parce que je suis un mouton et que je suis bêtement la tendance qui pointe son nez dans les vitrines! Du coup, moi qui ne porte jamais de jean, je deviens une vraie denim addict: un slim brut acheté une misère en solde, un petit paletot craquant qui ira avec plein de robes au printemps (s'il arrive un jour...), un sarouel bien patiné à porter avec des sandales bijoux et enfin une jupe fabriquée de mes petites mains à partir d'un jean trop grand... mon envie devrait être assouvie et pourtant! Je ne cesse de repenser à cette combi-pantalon vue dans un magasin à Belleville et que je n'ai même pas essayée. Pour me réconforter je me dis qu'elle ne m'aurait pas été!
Et vous de quoi avez-vous envie en ce moment?

Quelques petites robes











Que faire quand on a la fâcheuse tendance à surestimer l'amour et tout ce qui y ressemble, de près ou de loin? Quel est le remède au sentiment d'abandon, quel traitement suivre pour lutter contre l'envie de compromission, que faut-il s'administrer pour y croire encore?
Chacune de ces petites robes est comme un cachet contre la mélancolie. Chaque morceau de tissu représente le désir de se sentir désirable et attirante, toujours un peu plus féminine pour attirer l'amour dans ses filets. Ces photos ne sont qu'un petit échantillon de ma collection...

Tout ce qu'elle aimait (2) : l'amour est très surestimé


Que dire d'un recueil de nouvelles pour lequel on a eu un gros coup de cœur et qui a suscité beaucoup d'interrogations et de scepticisme de la part de son entourage ?
Cela a commencé par la bibliothécaire : « qu'est-ce que c'est triste ! », pour se poursuivre chez des amis chéris « on a cherché tout le long l'histoire un peu plus positive, porteuse d'espoir... », jusqu'à une rencontre fnac où des inconnus ont interpellé l'auteur elle-même « pourquoi avoir intitulé votre livre comme cela ? Est-ce une provocation ? Est-ce réellement ce que vous pensez de l'amour ? »
Pour ma part, je n'ai rien ressenti de tout cela : seulement un intérêt immense pour ces nouvelles qui expriment si bien ce que je pense. Bien sûr, ce livre n'aborde que certaines facettes d'une relation amoureuse : ces moments où l'on doute, où l'on se rend compte que l'amour s'abîme, où le quotidien nous rattrape... Cela ne signifie pas qu'une histoire d'amour se résume à des désillusions et des déceptions.

Un petit extrait pour vous donner envie de juger par vous-même :
« Vous n'avez rien vu venir et vous ne l'aimez plus. Vous demandez à vérifier. Il s'agit d'être sûr. Mais vous doutez. En fait, vous l'aimez et vous ne l'aimez pas à la fois. Il faudrait vous décider, ça devient agaçant. Vous l'aimez pensez-vous, mais ne supportez pas quand il traverse le salon en peignoir. Quand il s'installe devant la télévision dans cette tenue, les cheveux encore mouillés, plaqués en arrière. Lui, sans doute vous l'aimez, mais c'est la même scène répétée chaque jour qui vous indispose. Il ne s'agit pas de tout mélanger. »

L'amour est très surestimé, Brigitte Giraud, 2007, Stock

C.