Ils sont encore là



Suprême NTM le retour. Je ne sais pas si cette information vous a touché, moi oui. Evidemment la facilité serait de dire que c'est pour l'argent, à l'heure où les disques ne se vendent plus. Peut-être que c'est la raison. En tous cas pour la foule qui s'est réunie jeudi à la halle Tony Granier de Lyon, il y avait autre chose; pour toutes ces générations confondues, ces gens de tous milieux, ces minots de 20 ans venus de Venissieux, des Minguettes et ailleurs, ces femmes enceintes, ces trentenaires bien rangés, ou non, ces hommes de l'âge de mon père dans les gradins, c'était la réunion d'un mythe, de deux personnalités engagés dont les textes parlent à tout le monde, dont les textes écrits il y a 20 ans sont toujours d'actualité. Même s'ils ce qu'ils n'ont rien crée depuis 10 ans, les chansons qu'ils ont interprétées étaient celles que tout le monde attendaient:Laisse pas traîner ton fils, Quelle chance d'habiter la France, Tout n'est pas si facile, Pose ton gun, La fièvre, ... Je vais dire quelque chose d'un peu choquant peut-être: j'ai ressenti comme une sorte de communion entre les gens, reliés par cette ferveur et même une solidarité qu'on ressent rarement aujourd'hui. On se sentait tous frères, on était tous dans la même galère et on voulait tous entrer en résistance comme l'exhortait Joey Starr. Peut-être bien que le lendemain on était tous rentrés dans le rang et on avait repris notre routine, mais pendant quelques heures on avait résisté, on avait eu une conscience et on imaginait que tout était possible. "Le monde de demain nous appartient"...

Mon coté slave






Encore une tendance qui a aussitôt accroché mon oeil cet hiver: le style bohême, piochant dans les traditions folkloriques, s'appropriant les broderies traditionnelles et les motifs typiques de l'est. Est-ce mon coté slave (je porte le nom d'un village non loin de Prague en Tchequie), mon récent voyage en Bulgarie, la lecture de Dostoievsky, les films de Kusturica, quoi qu'il en soit j'ai bien l'intention de succomber à cette mode riche et bigarée, pleine de charme et de poésie.
L'histoire que racontent ces robes et ces blouses c'est celle d'une fermière slave, d'un soldat du tsar, d'une jeune fille qui habite une roulotte mais qui reprend tous ces codes (les cachemires, les roses, l'écossais, la fourrure, les broderies, les pompons, les foulards, les bottes...) en 2008 pour vivre sa vie, en s'inspirant aussi de Vanessa Paradis, de Frida Khalo pour les superpositions et les mélanges de motifs, grâce à de jolies trouvailles dans les vide-greniers associées à ce que nous proposent nos amis espagnols et suédois ( vous aurez deviné de qui il s'agit). Voici quelques idées...

Pour Sam















































C'est seulement depuis que mon neveu est né que je m'intéresse à la création pour enfants. je réalise qu'il y a plein de choses à faire et que travailler pour les p'tits bouts permet d'agrandir son univers et de s'amuser un peu. Ca a commencé avec la création de son faire-part, la réalisation d'un carnet de naissance puis au fil de mes envies et des occasions qui se présentent (un anniversaire, une demande particulière, ...) je cherche à développer les idées, mais toujours en pensant à Sam. Là je travaille sur des lampes pour une boutique parisienne (eh oui, c'est le début de la gloire!), et les contraintes imposées par le matériau, la sécurité, la cible me permettent de me creuser un peu plus la tête que d'habitude et de faire autre chose que ce que je sais faire. Voyez le résultat...

Un dimanche à la campagne











"A la faveur de l'automne
Revient cette douce mélancolie

Un, deux, trois, quatre
Un peu comme on fredonne
De vieilles mélodies"

Tout ce qu'elle aimait (1) : ma vie sans moi





S'il ne vous restait que quelques semaines à vivre, que feriez-vous ? Un voyage extraordinaire, des dépenses inconsidérées pour vous et vos proches, des discussions franches avec les personnes qui vous ont blessées, une déclaration d'amour... ?
Le thème du film d'Isabel Coixet « ma vie sans moi » n'est certainement pas le plus original, mais sa manière de le traiter est très belle. Plutôt que d'annoncer à ses proches qu'elle est condamnée, l'héroïne du film (jouée par Sarah Polley) choisit de faire une liste des choses à accomplir, afin de partir sans regrets, et de préparer la vie de ses proches, de son mari et de ses enfants, après sa mort. Et ce n'est pas un film larmoyant, car elle reste résolument tournée vers la vie. Bien sûr l'émotion est là, mais subtilement dosée. Je me souviens être ressortie de la salle de cinéma avec la volonté de provoquer de belles choses et de savourer celles qui se présenteront à moi... sans attendre d'être dans une telle situation d'urgence.
Rarement un film m'a autant touchée, je le « porte » depuis en moi, j'y repense souvent dans les moments tristes, mais pas seulement. Et lorsque je le conseille, j'ai toujours peur d'être un peu déçue si les gens ne l'aiment pas.
Isabel Coixet a aussi réalisé un court-métrage intitulé « le trench rouge » dans « Paris, je t'aime » (l'histoire qui se passe à Bastille) et « The secret life of words ». Sarah Polley a, quant à elle, réalisé « Loin d'elle ». Tous sont vraiment bien !
C.