le syndrome Carrie
le voyage intérieur
C'est par DELACROIX que j'en suis arrivée aux carnets de voyage. Obnubilée par le Maroc sans trop savoir pourquoi, ses croquis mêlés aux annotations m'ont fait imaginer un pays mystérieux et magique, plein des aquarelles qu'il avait réalisées au XIXème siècle, empli de saveurs épicées et dégageant des parfums sucrés et entêtants. Le voyage a donc commencé au hasard d' un livre d'art et se prolonge aujourd'hui dans une quête incessante d'images et d'impressions à retranscrire. Le voyage devient prétexte à accumulations de tickets, billets d'avion, plans de villes, photos et griffonages au crayon, colorés a posteriori dans la chambre d'hôtel avec une minuscule boite d'aquarelle. A la fois trace et souvenir du voyage, à force d'écrire et de décrire, de saisir sur le vif et d'organiser ensuite selon un fil conducteur ( les façades décrépies de Rome, une famille en Bulgarie, les portes à Londres, ...), mon cahier soigneusement choisi, tout boursouflé à force de collages et de peinture et d'intempéries, devient une expérience à part entière: si je m'écoutais je ne voyagerais presque plus que pour le remplir...
Les livres de ma vie
Parlons peu, parlons bien: que lisez-vous? quels sont vos livres préférés, avez-vous des auteurs fétiches, que recherchez-vous par la lecture?
Mais peut-être ne lisez-vous pas? plein de gens vivent sans littérature alors que sans littérature je crois pour ma part que la vie serait bien dure. Depuis aussi loin que je me souvienne je lis. Enfant je passais les grandes vacances dans ma chambre à bouquiner. Je lisais tout et n'importe quoi, les livres empruntés à la bibliothèque, puis quand j'en avis fini avec ceux-là je piochais dans les livres de mes parents.Dès le matin, dès que mes yeux accrochent une ligne, que ce soit au dos du paquet de céréales ou sur un magazine qui traîne par-là, je lis. C'est comme une boulimie, les mots me nourrissent, les mots me remplissent. Je ne peux pas fermer l'oeil le soir si je n'ai pas lu une page. Le meilleur c'est quand je trouve un livre qui m'emporte, dont le rythme me berce et m'entraine, que la construction des phrases, le choix des mots deviennent une jouissance et que je dois relire plusieurs fois pour mieux m'en imprégner et apprécier toute la beauté de ce qui a été écrit. Et quand j'ai fini le livre j'en commence aussitôt un autre et me plonge aussitôt dans l'histoire,même si je sais que le quitter sera une souffrance et abandonner les personnages est comme se séparer de quelqu'un dans la vraie vie. Alors je relis. Souvent. Quand un livre m'a plu je lis tous les autres du même auteur, afin d'essayer de retrouver ces sensations. DJIAN, IRVING, ZOLA, D. KENNEDY, MAUPASSANT, AUSTER, DUBOIS, COLWINN, sont mes meilleurs amis.
Les sacs de nos grand-mères
Qui n'a pas hérité un sac de sa grand-mère? ou si ce n'est d'elle d'une autre dont on a découvert la grade-robe au détour d'un vide-grenier? Les sacs c'est un peu comme les boites, on imagine toujours pouvoir y trouver des trésors d'une autre époque, un indice qui nous éclairera sur celle qui l'a porté avant nous: tube de rouge à lèvres, mouchoir brodé aux initiales, quatre cachets d'aspirine dans un petit tube en plastique comme on n'en fait plus, ...
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