Il faut cultiver son jardin

























D'un jardin à l'autre, de Marrakech à Winchester, de Madrid à Rome en passant par le parc de la Tête d'or, jusqu'à mon petit balcon où je fais pousser tomates, coriandre, fraises, roses, gingko biloba et basilic... les jardins m'apaisent et me ressourcent. Le doux glou-glou des fontaines, les oiseaux qui s'en donnent à coeur joie, la feuille qui se déplie, le fruit qui murit; le jardin est une oasis de calme et de sérénité quand la ville devient trop bruyante.

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Mes boites




































































J'adore les boites... pour leur forme, leur matière, leurs couleurs, leur provenance mais aussi pour les secrets qu'elles pourraient peut-être contenir. J'y range du thé, des foulards, des lettres, des perles et des épices et j'aime m'en servir pour inventer de nouveaux décors. Voici un petit aperçu de mes boites à trésor, que j'ai chinées, achetées, créées ou dont j'ai hérité.


Comment l'art peut sauver la vie


La peinture de Frida Kahlo me bouleverse car elle est intimement et intrinsèquement liée à son histoire personnelle. Dans ses autoportraits (qui composent la majeure partie de sa production), sa douleur physique est sublimée, son amour passionné pour son mari le peintre Diego Rivera est élevé au rang de religion, grâce à un imaginaire nourri de la culture traditionnelle mexicaine, beaucoup d'humour, de poésie et de liberté par-rapport aux codes de la peinture en vigueur à cette époque en Amérique du Sud (les années 30 à 50). La "colombe" mariée à un "éléphant" selon l'expression de ses parents mettait de l'art dans la vie de tous les jours. Sa maison, les repas dans sa casa azul de Coyoacan, les jupons des Indiennes de son pays dont elle se parait sont des oeuvres d'art à part entière.
pour en savoir + : Hayden HERRERA, Frida biographie de Frida Kahlo

Home sweet home


Où il est encore question d'univers...
Avant d'aller plus loin il est peut-être nécessaire d'éclaircir cette idée qui a l'air de m'obséder allez-vous dire. En fait c'est une expression un peu snob qu'on sortait à tout bout de chant en Art textile: "se créer un univers", "copier l'univers d'un artiste", ... . J'ai cherché dans le dictionnaire et ça signifie exactement: "milieu naturel ou moral dans lequel on évolue. Univers mental. L'univers de l'enfance." Pour moi c'est tout ça à la fois mais pas que ça. C'est aussi un panthéon personnel, des références et des images qui vous sont propres, toute une histoire mise en scène qui vous racontent et constituent votre personnalité; la raison qui fait que vous êtes différent!
J'aime que les gens aient leur propre univers . J'aime les gens qui ne ressemblent à personne d'autre, même si je ne partage pas forcément leur goûts. J'adore aller à la découverte de l'univers des autres, un peu comme on entre dans une maison dont le propriétaire est absent, un peu en voyeur, avec curiosité et délice.
La question que je me pose c'est: est-ce que cette histoire d'univers relève de l'inconscient et du spontané , ou est-ce qu'on doit l'entretenir comme un jardin? Est-ce qu'on accumule des choses et des souvenirs sans raison, juste parce que ça nous parle ou est-ce qu'au moment où on dépose sa nouvelle trouvaille dans sa besace on n'aurait pas déjà opéré un tri, sélectionné l'objet en question pour qu'il soit comme une pierre à l'édifice de son univers? Et finalement est-ce que ce n'est pas ça le travail d'un artiste: un créateur professionnel d'univers?