Indian mood






























Il y a des moments comme ça dans la vie où quelque chose revient comme un refrain à vos yeux ou à vos oreilles. On en entend parler d'abord un peu par hasard, puis c'est comme si tout le monde s'était donné le mot et vous finissez toujours par recroiser ce quelque chose au détour d'une conversation. Est-ce qu'on appelle un signe? Serait-ce la naissance d'une tendance?
En ce moment donc c'est l'Inde qui revient sans cesse sur le tapis. D'abord par le biais des voyages des uns et des autres, par les tissus et les motifs étudiés en cours et réutilisés sans cesse en mode, par la dégustation en passe de devenir rituelle de poulet tandorii et de cheese nan entre amies, et enfin par les soirées organisées autour de ce thème.
J'en viens enfin au but:j'ai la délicate et honorable charge de la décoration des tables pour les 30 ans de ma soeur. Si le dress code est "purple nignt", le buffet sera indien et j'ai donc fait quelques recherches en ce sens. Les nappes toutes différentes se superposent et leur couleur s'entrechoquent dans un mélange gai et épicé: fushia, safran, prune, vermillon, orangé... On dispersera des pétales de fleurs comme des offrandes. Les bougies dans les mêmes tons seront disposées dans de petites assiettes argentées pour dispenser une lumière chaleureuse et festive. Il y aura aussi des étoiles à jeter ça et là, un grand morceau de dentelle rose pour faire un rideau et quelques petits tableaux à coller sur les vitres. Je n'en dis pas plus, place à quelques photos pour assouvir la curiosité de la reine de la fête.

Les bijoux de Nanne


























Avec l'automne me prend une furieuse envie de ranger, classer, trier, ordonner. Après la lingerie, le linge de maison, les affaires d'été, je m'en suis récemment pris à mes bijoux. Non pas que j'en porte beaucoup -je me sens vite déguisée et entravée dans mes mouvements- mais au fil du temps la boite dans laquelle je les amassais telle une pie est devenue trop petite et m'empêchait de voir réellement son contenu. Il fallait trouver une solution pour que mes colliers et boucles d'oreilles soient à portée de main, si soudain j'avais l'idée d'assortir un sautoir à ma tenue du jour. C'est ainsi que sont nés ce tableau d'un genre nouveau et ces cascades colorées. Plus d'excuses pour ne pas les porter!

La prochaine fois je m'attaque aux chaussures...

Joyeux Noel





Aligné à gauche


Sujet du jour: peut-on encore ressentir la magie de Noël quand on travaille dans le commerce (ou pas, hein Caro?!)? Oui je sais, vous allez dire que je m'y prends un peu tôt pour aborder ce sujet, mais regardez autour de vous: que voyez-vous dans les magasins? des papillotes (depuis mi-octobre au Monop' du coin), des décorations pour le sapin (début octobre à Maisons du Monde), des idées de cadeaux un peu partout et j'en passe. Jeudi dernier j'ai commencé à mettre en place les différents thèmes dans le magasin où je travaille; pour un monsieur qui me disait "bein, vous êtes pas en r'tard vous!" (auquel je rétorquais un peu agacée que "bein si justement!"), quatre clientes se jetaient sur les ornements, boules et autres guirlandes comme la misère sur le monde.
Et le pire dans tout ça c'est qu'à chaque fois qu'on ouvrait un carton avec ma collègue on poussait des Oh! et des Ah! émerveillés, toutes recouvertes de paillettes et de polystyrène.
Vendredi soir tout était installé et les sapins (faux) scintillaient doucement quand on a quitté les lieux et c'était magique, vraiment. Samedi matin les gens ont commencé à se ruer contre les portes dès dix heures moins dix, à 16h on ne pouvait plus circuler dans les allées sans écraser un gamin vautré par terre avec sa game boy (ou je ne sais quel jeu), sans marcher sur les pieds d'un mari posté là en attendant que sa femme se décide entre une boule rouge et une boule noire ("mais laquelle tu préfères chéri?", franchement est-ce qu'elle a besoin d'emmerder son homme avec un sujet de cette imprtance, mais c'est un autre débat et on en reparlera plus tard). Et franchement là, la magie de Noël elle avait disparu je ne sais où, et on n'est que le 3 novembre...

Ils sont encore là



Suprême NTM le retour. Je ne sais pas si cette information vous a touché, moi oui. Evidemment la facilité serait de dire que c'est pour l'argent, à l'heure où les disques ne se vendent plus. Peut-être que c'est la raison. En tous cas pour la foule qui s'est réunie jeudi à la halle Tony Granier de Lyon, il y avait autre chose; pour toutes ces générations confondues, ces gens de tous milieux, ces minots de 20 ans venus de Venissieux, des Minguettes et ailleurs, ces femmes enceintes, ces trentenaires bien rangés, ou non, ces hommes de l'âge de mon père dans les gradins, c'était la réunion d'un mythe, de deux personnalités engagés dont les textes parlent à tout le monde, dont les textes écrits il y a 20 ans sont toujours d'actualité. Même s'ils ce qu'ils n'ont rien crée depuis 10 ans, les chansons qu'ils ont interprétées étaient celles que tout le monde attendaient:Laisse pas traîner ton fils, Quelle chance d'habiter la France, Tout n'est pas si facile, Pose ton gun, La fièvre, ... Je vais dire quelque chose d'un peu choquant peut-être: j'ai ressenti comme une sorte de communion entre les gens, reliés par cette ferveur et même une solidarité qu'on ressent rarement aujourd'hui. On se sentait tous frères, on était tous dans la même galère et on voulait tous entrer en résistance comme l'exhortait Joey Starr. Peut-être bien que le lendemain on était tous rentrés dans le rang et on avait repris notre routine, mais pendant quelques heures on avait résisté, on avait eu une conscience et on imaginait que tout était possible. "Le monde de demain nous appartient"...

Mon coté slave






Encore une tendance qui a aussitôt accroché mon oeil cet hiver: le style bohême, piochant dans les traditions folkloriques, s'appropriant les broderies traditionnelles et les motifs typiques de l'est. Est-ce mon coté slave (je porte le nom d'un village non loin de Prague en Tchequie), mon récent voyage en Bulgarie, la lecture de Dostoievsky, les films de Kusturica, quoi qu'il en soit j'ai bien l'intention de succomber à cette mode riche et bigarée, pleine de charme et de poésie.
L'histoire que racontent ces robes et ces blouses c'est celle d'une fermière slave, d'un soldat du tsar, d'une jeune fille qui habite une roulotte mais qui reprend tous ces codes (les cachemires, les roses, l'écossais, la fourrure, les broderies, les pompons, les foulards, les bottes...) en 2008 pour vivre sa vie, en s'inspirant aussi de Vanessa Paradis, de Frida Khalo pour les superpositions et les mélanges de motifs, grâce à de jolies trouvailles dans les vide-greniers associées à ce que nous proposent nos amis espagnols et suédois ( vous aurez deviné de qui il s'agit). Voici quelques idées...

Pour Sam















































C'est seulement depuis que mon neveu est né que je m'intéresse à la création pour enfants. je réalise qu'il y a plein de choses à faire et que travailler pour les p'tits bouts permet d'agrandir son univers et de s'amuser un peu. Ca a commencé avec la création de son faire-part, la réalisation d'un carnet de naissance puis au fil de mes envies et des occasions qui se présentent (un anniversaire, une demande particulière, ...) je cherche à développer les idées, mais toujours en pensant à Sam. Là je travaille sur des lampes pour une boutique parisienne (eh oui, c'est le début de la gloire!), et les contraintes imposées par le matériau, la sécurité, la cible me permettent de me creuser un peu plus la tête que d'habitude et de faire autre chose que ce que je sais faire. Voyez le résultat...

Un dimanche à la campagne











"A la faveur de l'automne
Revient cette douce mélancolie

Un, deux, trois, quatre
Un peu comme on fredonne
De vieilles mélodies"

Tout ce qu'elle aimait (1) : ma vie sans moi





S'il ne vous restait que quelques semaines à vivre, que feriez-vous ? Un voyage extraordinaire, des dépenses inconsidérées pour vous et vos proches, des discussions franches avec les personnes qui vous ont blessées, une déclaration d'amour... ?
Le thème du film d'Isabel Coixet « ma vie sans moi » n'est certainement pas le plus original, mais sa manière de le traiter est très belle. Plutôt que d'annoncer à ses proches qu'elle est condamnée, l'héroïne du film (jouée par Sarah Polley) choisit de faire une liste des choses à accomplir, afin de partir sans regrets, et de préparer la vie de ses proches, de son mari et de ses enfants, après sa mort. Et ce n'est pas un film larmoyant, car elle reste résolument tournée vers la vie. Bien sûr l'émotion est là, mais subtilement dosée. Je me souviens être ressortie de la salle de cinéma avec la volonté de provoquer de belles choses et de savourer celles qui se présenteront à moi... sans attendre d'être dans une telle situation d'urgence.
Rarement un film m'a autant touchée, je le « porte » depuis en moi, j'y repense souvent dans les moments tristes, mais pas seulement. Et lorsque je le conseille, j'ai toujours peur d'être un peu déçue si les gens ne l'aiment pas.
Isabel Coixet a aussi réalisé un court-métrage intitulé « le trench rouge » dans « Paris, je t'aime » (l'histoire qui se passe à Bastille) et « The secret life of words ». Sarah Polley a, quant à elle, réalisé « Loin d'elle ». Tous sont vraiment bien !
C.

Rock attitude


Un peu de mode aujourd'hui: voici une des tendances de cet hiver qui a attiré mon attention et qui me semble adaptable à la vie de tous les jours. J'ai toujours aimé ce style "amazone des temps modernes", un peu garçon manqué, un peu destroy, nuancé par de jolies matières et féminisé grâce à des accessoires et un maquillage appuyé. Je me reconnais dans cette fille-là, on est à l'aise et libre de ses mouvements en pantalon. La journée on peut courir dans ses baskets et le soir on peut transformer sa tenue de travail grâce à une seule paire de talons hauts, et remplacer sa besace en cuir par une jolie pochette. Et la rockeuse devient fatale...
Smocky eyes, cuir, ceinture cloutée, veste d'homme, chaines, dentelle déchirée, noir, résille, fourrure en petites touches, noir, noir, noir et noir encore.

Tout ce qu'elle aimait


Bientôt une nouvelle rubrique (si tant est que ce blog soit organisé en "rubriques"!)... Ma cousine et néanmoins amie Caro va me (et vous) faire le plaisir de partager ses coups de coeur. Depuis longtemps déjà elle me donne envie de lire tel bouquin ou de courir voir tel film, elle me communique son enthousiasme et ses choix sont toujours exigeants et poétiques. Je souhaite qu'elle ait le même effet bénéfique sur vous.
Vivement la suite!

Art des rues





Encore une fois je vous propose d'ouvrir l'oeil. L'art n'est pas que dans les musées, réservé aux élites: l'art est dans la rue, crée dans la rue, par la rue et pour la rue. Ce qui me plait dans ce que je vois sur les murs, sur les trains et les métros, à des endroits apparemment inaccessibles c'est l'énergie qui ressort, la violence et l'urgence. Pour celui qui crée loin du confort d'un atelier il n'y a pas le temps pour l'esquisse, pas de place pour l'hésitation, le trait est sûr, la ligne est volontaire et tout devient élément de l'oeuvre: fragments d'affiches, restes de publicité, matière du support, accidents du parcours. Ce que je vois est souvent d'une richesse impressionnante, et la composition (née du hasard?) toujours intéressante. Deux artistes que j'admire
particulièrement,Keith HARRING et Jean-Michel BASQUIAT ont commencé à dessiner dans la rue mais ont vite compris que leurs graffitis étaient une forme d'expression à part entière qu'il fallait développer sans pour autant lui ôter ses qualités premières qui sont la liberté et la spontanéité.

le bleu des villes











































































BLEU,
BLEUE(< francique blao, qualifie d'abord la peau livide)
I adj. De la couleur du ciel pur, sans nuages, de la mer où le ciel se reflète, etc
II n.m. La couleur bleue. bleu horizon, lavande, marine, ardoise
Vous avez déjà essayé de voir les choses comme à travers un filtre? De sélectionner ce que votre regard croise à partir d'un seul critère? C'est ce que j'ai fait hier en me balladant dans les rues de mon quartier, l'idée est partie d'une nouvelle robe que je portais, tellement bleue que j'ai eu l'impression que mes yeux en étaient remplis. Quand j'étais petite je me couchais dans l'herbe et je regardais le bleu du ciel si intensément que j'en arrivais à croire que c'était la couleur de mes yeux. Bref, je me suis mise à la recherche de tous les éléments de cette couleur dans ma ville et je n'ai pas eu beaucoup à me forcer, finalement il n'y a pas qu'à la mer qu'il y a du bleu, les rues en sont pleines, panneaux de signalisation, tags, portes et volets, asphalte, pierres et j'en passe. Autant Rome m'a parue représenter toute la palette des ocres, hier Lyon est devenue pour moi une ville bleue.

Spring, life, blooming



















A force d'aller à la rencontre de gens créatifs avec un univers intérieur fort (eh oui, encore!), j'ai eu envie de peindre. Ca m'arrive de manière très irrégulière, je dois avouer que je ne suis pas une acharnée au travail de l'art et je le déplore sans me pousser pour autant à m'y mettre. Je sors mon matériel quand l'envie devient vraiment irrépressible après avoir germé quelques jours dans mon esprit. Il y a environ trois semaines je suis enfin allée voir l'expo de Keith Harring, jeudi soir j'étais au concert de Benjamin Biolay et Cat Power, entre temps j'avais loué le film sur Pollock et je relis encore Tout ce que j'aimais qui parle de peinture... Tout ça réuni compose un terreau fertile à ma pulsion et je me suis donc achetée une grande toile carrée hier. Je voulais de la couleur, de la gaîté, du printemps, en un mot de la vie et ce matin au marché j'ai trouvé un bouquet de cosmos qui a fini de me mettre dans l'ambiance. Voici le résultat et ses étapes.